L.S.P.D.
La police municipale, présente partout. Patrouilles, enquêtes, interventions armées, gestion des manifestations. Recrutement strict, discipline militaire, hiérarchie nette. Quand l'uniforme bleu arrive, la rue se tait.
Chaque visage a sa fonction. Chaque organisation a son territoire. Tout fonctionne. Ou presque.
La police municipale, présente partout. Patrouilles, enquêtes, interventions armées, gestion des manifestations. Recrutement strict, discipline militaire, hiérarchie nette. Quand l'uniforme bleu arrive, la rue se tait.
Les anges en blouse blanche. Premiers sur les lieux, ils sauvent des vies, recollent les morceaux, font de la chirurgie d'urgence à l'hôpital de Vespucci. Réputés pour ramener des patients que personne d'autre n'aurait sauvés.
Le maire, les fonctionnaires, les chefs d'administration. Ils font tourner la ville avec une lourdeur kafkaïenne et une corruption bien grasse. Toujours souriants en public, jamais joignables en privé. Leurs décisions tombent du ciel.
Le pouvoir judiciaire. Procureurs qui poursuivent, juges qui condamnent, avocats qui défendent. Souvent plus utiles que la pure force pour s'en sortir — ou pour faire tomber quelqu'un proprement. Plaidoiries publiques, négociations privées.
Tous les garages de la ville. Réparation, custom, tuning, peinture. Du petit garage de quartier qui dépanne au shop premium qui transforme. Lieux centraux pour rencontrer du monde et entendre des choses.
Journalistes, photographes, reporters, podcasteurs. Couverture des événements de la ville, enquêtes, scoops. Souvent là où il ne faut pas, posent les questions qui dérangent. Très utiles. Souvent fragiles.
Les lieux où la ville se rencontre. Bars de quartier, restaurants, boîtes de nuit, boutiques, salles de sport. Faciles à monter, durs à faire tourner. Les meilleurs deviennent des points de rencontre légendaires.
Un cartel implanté dans le sud de la ville. Trafic d'armes, drogue, racket. Brutaux, organisés, fidèles. Leur emblème : un corbeau noir aux yeux rouges. Quand ils descendent, personne ne sort. Quand ils parlent, personne ne contredit.
Restaurants et caves à vin en façade. Racket, paris truqués, blanchiment, contrebande. Hiérarchie traditionnelle : capo, sous-chefs, soldati. Une seule règle : la omertà. Tu parles, tu meurs. Présents depuis toujours, ils ne partiront pas.
Discipline militaire, silence absolu. Trafic d'objets rares, paris clandestins, prêts à taux usuraire. Personne ne sait combien ils sont — on voit toujours les mêmes trois ou quatre visages, mais on en croise d'autres dans l'ombre. Le tatouage : un lotus noir au creux du cou.
Gang de rue latino, jaune et marron. East LS. Présence forte sur les blocks, vols à la sauvette, deal de rue, paris illégaux. Fidélité absolue à la couleur. Tags partout, lowriders aux suspensions trafiquées, prêts à tout pour défendre leur territoire.
Rivaux historiques des Vagos. Couleur violet/lavande, capuches et chaînes. Davis Ouest. Plus impulsifs, plus instables que les autres gangs — une provoc, une fusillade. À éviter le soir, surtout aux abords des projects.
Motorcycle Club installé dans les zones désaffectées du sud. Mécaniciens hors pair, contrebandiers d'âme. Ils trouvent et revendent des pièces qu'on ne trouve nulle part ailleurs — et qui font parfois des choses étranges quand on les installe. Ne pose pas trop de questions.
Personne n'est obligé d'appartenir à une organisation. Beaucoup de "solo" arpentent les rues : freelances criminels, voleurs à la sauvette, hackers, dealers indépendants, mercenaires, taxis, journalistes pigistes, détectives privés, médecins de rue. Ta liberté est totale. Mais sans famille, tu n'as personne sur qui compter quand ça tourne mal.
Personne n'a jamais rencontré un membre — ou presque. Leur tag, un œil dans un triangle, apparaît la nuit sur des murs où il n'était pas la veille. On dit qu'ils notent des choses. Qu'ils écoutent. Qu'ils savent. Quoi ? Personne ne le dit clairement. C'est peut-être une légende. C'est peut-être autre chose.
Le nom apparaît partout sans qu'on s'en aperçoive vraiment. Sur les factures d'électricité, sur les badges du Conseil, gravé au-dessus des portes des transports publics. C'est la corporation qui assure tout : la lumière, l'eau, les transports, la sécurité, le réseau.
Personne ne sait où sont leurs bureaux. Personne ne sait qui les dirige. On ne croise pas un employé d'Horizon dans la rue — pourtant tout fonctionne. Sans interruption. Sans erreur. Sans question.
On ne les voit pas. On les sent. Leur slogan est partout, à l'entrée de chaque service public, sous chaque écran d'information :
TOUT EST SOUS CONTRÔLE
D'autres groupes émergent au fil des saisons. La ville bouge, lentement, sous la surface.
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